Un pain qui coûtait alors 200 000 dollars, ne coûtait "plus que" 200.
La création d'argent à partir de rien (ex nihilo) mène tout droit à l'inflation, voire l'hyperinflation comme au Zimbabwé.
N'oublions pas non plus l'exemple allemand de la république de Weimar avec un dollar à 4 200 000 000 000 marks en novembre 1923 ! La clé de l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler dix ans plus tard est là. Vous comprenez mieux ainsi les liens directs entre la guerre et les crises économiques, car, bien sûr, Hitler a sorti l'Allemagne de l'ornière en relançant l'industrie de l'armement.
La course entre la déflation (destruction de l'économie réelle) et l'inflation (création d'argent ex nihilo) permet pour le moment de conserver un semblant d'équilibre, mais, lorsque l'on analyse un graphique comme celui-ci, on peut se demander si les USA ne sont pas en train de se diriger vers une forte inflation, ou pire, vers de l'hyperinflation avec un dollar qui ne survivra pas à cette épreuve.
Or, il faut le rappeler, le dollar est notre monnaie mondiale d'échange et sans lui, c'est tout le système monétaire international qui s'écroule.



Nonams, Posté le mardi 16 février 2010 00:00
@ Martin,
De quel effondrement évoquer vous ?
La finance ? C'est officiel depuis 2008, officieux depuis 2007, après l'alerte en 90 (Japon) et du 11/09 (world-Trade-Center traduire: le centre mondial du commerce) mais ce sont les mesures qui nous ont été imposées fin 70 et surtout après 39 qui ont largement contribué à ce résultat. (revoir les interventions du Général de Gaulle)
Le mouvement en cour continue sa progression et 2012 en sera un point d'orgue, d'un point vu mathématique et sans changement des règles qui, n'en doutons pas, continuerons à ce modifier au fur et à mesure de l’évolution de cette crise, puisque les gros groupes financiers en causes sont toujours en places et dictent leurs volontés aux politiques. Plus la finance est transparente, moins on la voit! (clearstreams, le flux transparent, ce là ne s'invente pas.)
Cette méthode peut paraître suicidaire, mais les victimes sont déjà connues. N'oubliez jamais qu'une crise est une aubaine pour les initiés.
Pour les prévisions sur le dollar, plusieurs facteurs non négligeables sont autant de forces imprévisibles. Les Chinois, eux seuls, pourraient le précipiter dans les oubliettes de l'histoire, mais ils le feront qu'en cas de conflits majeurs, et pendant ce temps, d'autres monnaies en difficultés peuvent le renforcer. ( Euro,…). de plus, les Us sont maîtres de leur planche à billets, arme dangereuse, hégémonique, mais qui fonctionne à plein régime pour le moment.
Le dollar tiendra le temps que les financiers en auront besoin, puisqu'elle n'est déjà qu'une valeur virtuelle. Ne perdons pas de vu que cette valeur n'est qu'une "confiance" que nous lui accordons, or nous sommes dans une crise de solvabilité ou la confiance n'est qu'illusoire. Il ne lui reste que l'espoir, (car c'est bien connu, cela fait vivre…) et l'inertie des sociétés basée sur une prise de conscience imprévisible. (action-réaction-contre-réaction…) Une dévaluation généralisé avec réajustement finira par apparaître comme nécessaire, mais à quel prix?
La richesse n'est qu'une dette, c'est bien connu on ne prête qu'aux riches. À ce jeu, les US sont les grands vainqueurs puisque les trillions de dettes se ramassent à la pelle. Là encore, la maîtrise de la complexité relève de l'exploit.
L'un des problèmes, d'une ou de nouvelles monnaies, reste l'indexation de sa valeur qui ne se fera qu'avec le consentement des pays qui se l'échange. Les financiers en places ont certainement une petite idée sur les forces qui feront cette union. Mais il est illusoire de créer une nouvelle monnaie sans règles et objectifs structurels communs, et c'est bien le problème majeur dans une mondialisation qui en perd son sens et qui n'a aucune volonté politique, spirituelle, sociale,… Reste juste qu'une épreuve de rapport de force pour se fournir en matières premières et énergies nécessaires au développement égoïste que nous avons, d'où cette course aux armements.
Mais avons-nous vraiment besoin d'une monnaie ?
Nonams.