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gillesbonafi

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Création : 21/11/2008 à 12:55 Mise à jour : Hier à 16:04

Retour au blog de gillesbonafi

Pourquoi l'économie mondiale ne s'est pas effondrée en 2009 ?

L'année 2009 s'est achevée sur des chiffres qui laissent rêveur la plupart des analystes économiques. En effet, le Dow Jones a progressé de 18,82% en 2009, le S&P500 de 23,45% et le Nasdaq Composite de 43,89%. En ce qui concerne le CAC 40, 22,32% ont été gagnés !

Bien sûr, cela est utilisé par ceux qui claironnent haut et fort que la crise est passée. Pourtant, il faut le rappeler, notre système économique implose et il convient donc d'analyser pourquoi l'économie mondiale ne s'est pas encore effondrée.


Un système économique zombie sous perfusion

Nous étions quelques-uns à prédire un gigantesque krach économique pour l'année 2009 qui ne s'est pas produit car nous ne pouvions pas savoir que les « solutions » pour tenter de l'empêcher seraient à ce point surréalistes.
On a donc injecté des milliers de milliards dans l'économie ce qui aura pour conséquence de ruiner encore plus les états et surtout conduira inévitablement à l'inflation et à la destruction du dollar et de la Livre Sterling entre autre.
L'inflation est encore faible car elle est contenue par la déflation liée à la faiblesse du marché, mais cela devrait changer en 2010.
Malgré cette injection massive de liquidités, nous avons eu en 2009, la plus grosse faillite de toute l'histoire avec celle de Général Motors et un chômage qui explose partout dans le monde!

De plus, pour pouvoir injecter des sommes colossales dans l'économie, les USA ont commis l'irréparable : monétiser leur dette.
En effet, la Fed (la banque centrale US), le 18 mars 2009, le jour où le dollar est mort, a décidé de racheter des bons du trésor (monétisation de sa dette), et, le 29 avril 2009, a confirmé qu'elle se portait acquéreuse de 1700 milliards de dollars soit 12,5% du PIB de titres émis par le privé et d'obligations :
http://www.federalreserve.gov/newsevents/press/monetary/20090429a.htm

En 2009, la Fed a ainsi racheté 80% des bons du trésor US (80 % de la dette).
Plus grave encore, pour limiter la casse, les USA ont mis en place de nouvelles normes comptables permettant de faire disparaître du bilan des banques les produits financiers qui posent problème (les CDS par exemple).


Magouilles comptables pour sauver les banques

Le 02 avril 2009, en plein G20, les USA ont changé leurs normes comptables (sous la menace) ce qui a permis d'après Robert Willens, un ancien directeur de Lehman Brothers Holdings Inc. d'améliorer le bilan des banques de 20 %.
L' Europe a d'ailleurs suivi et modifiée elle aussi ses normes comptables.
J'avais d'ailleurs fait le point sur ce problème dans mon article « Crise systémique – Les solutions n°5 sur mon blog, page 9.


Falsification des chiffres et omerta

Pour masquer la réalité d'une situation économique catastrophique, on "révise "les chiffres. Les économistes analysent ainsi du vent.
Cette révision possède un nom technique : l'ajustement saisonnier. Alors on "ajuste" à tour de bras comme au bon vieux temps de Staline en URSS ou comme en Chine et on passe ainsi de -5,2 % sur les ventes immobilières US à + 9,4%. La preuve est sur mon blog à la page 5 : La vérité sur les chiffres!

Ceux qui ne veulent pas se plier et qui tentent de dire la vérité risquent gros. Le directeur de l'observatoire immobilier du Crédit foncier, Jean-Michel Ciuch a été licencié pour avoir affirmé que la crise n'était pas terminée car il avait calculé que la baisse des loyers de l'immobilier (de bureau) était d'environ 20 % mais surtout, il prévoyait entre 20 et 40 % de baisse supplémentaire pour 2010, un krach colossal.

De plus, les médias bloquent systématiquement les analyses dénonçant la gravité de la situation. Il est vrai que face au nombre croissant de "dissidents" (et surtout de personnalités de haut vol) elle a de plus en plus de mal.
Il devient par exemple difficile de garder secrète l'analyse d'Albert Edwards, responsable de la recherche économique de la Société Générale qui a lancé une bombe en expliquant aux clients de sa banque de se préparer à un effondrement mondial (global collapse).
Source : http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/6599281/Societe-Generale-tells-clients-how-to-prepare-for-global-collapse.html .

La finance, un vaste casino planétaire

Pour pousser plus loin l'analyse, l'année 2009 a été exceptionnelle sur le plan de la compréhension de notre système économique. En effet, le fonctionnement réel de la bourse qui était obscur même pour la plupart des analystes s'est révélé au grand jour, un fonctionnement que l'on peut assimiler à celui d'un casino, une escroquerie planétaire.
Il faut bien comprendre que la bourse n'a qu'une seule utilité sociale, celle de fournir des capitaux aux entreprises. Or, c'est l'inverse qui se produit actuellement et c'est l'ensemble de la société qui est prise en otage et se dépouille de ses richesses au profit de quelques-uns. Les Etats-nations n'y survivront pas et se retrouveront ruinés eux aussi.

Tout d'abord, il faut savoir que 40 % de la création de "richesse" aux USA provient de la finance. Comment en est-on arrivé là?
Philippe Béchade et François Leclerc, spécialistes de la finance, ont réalisé des analyses remarquables qui nous permettent d'y voir clair aujourd'hui.
Philippe Béchade (chronique Agora) explique ainsi:
"Pour ceux qui nourrissaient encore quelques doutes, le comportement robotique du marché prouve de façon éclatante qu'il n'existe plus aucun contre-pouvoir réel face aux machines. Les programmes de trading automatisés règlent avec une précision de géomètre l'angle de progression du canal ascendant. Une fois verrouillé le rythme de la hausse du sous-jacent (actions, indices, matières premières), un champ d'opportunités infinies s'ouvre aux opérateurs. Ils peuvent arbitrer en temps réel sur l'ensemble des catégories de dérivés : options, warrants, CFD, contrats sur indices."

François Leclerc (blog de Paul Jorion) pousse l'analyse encore plus loin:

"Ce débat, qui va rebondir, et les informations qu'il permet de recueillir, contribue à l'acquisition d'une vue d'ensemble, sous tous ses aspects, de la finance moderne. Celle-ci exerce désormais son activité de manière très sophistiquée et, de fait, souvent hors de tout contrôle possible des régulateurs, notamment en raison de son extrême complexité, de sa rapidité, et de ses interactions. Sauf à ce que des interdictions très strictes soient promulguées à la base même de son activité et qu'une surveillance sans complaisance ni relâche soit effectuée. Une démarche totalement à l'opposé de celle qui a été adoptée.

Le high frequency trading n'est à cet égard que l'une des petites pièces du grand puzzle, pas encore totalement reconstitué mais qui prend déjà forme, du capitalisme financier d'aujourd'hui. L'image qui se dessine est celle d'une activité qui prétend n'obéir qu'à ses propres lois, s'affranchir de toutes les tutelles, s'imposer sans se soucier de ses conséquences dévastatrices et ne profiter au final qu'à une toute petite minorité, prenant sous sa coupe et en otage tous les autres. Prétendant exercer une forme d'asservissement moderne (au sens propre de la servitude), dont l'objectif est de régner en utilisant tous les leviers d'un contrôle social de plus en entêtant, omniprésent et sophistiqué. Non sans parvenir à une incontestable intériorisation de sa domination, la crise sociale montante étant l'occasion d'en mesurer l'intensité."

Pour faire simple, la finance, à l'aide des mathématiques financières a transformé la bourse en gigantesque casino. Plus grave encore, quelques-uns en sont devenus les maîtres.

Il faut savoir que ces algorithmes financiers extrêmement complexes sont détenus par peu d'acteurs. Ils permettent de tout savoir quelques secondes, voire dixièmes de seconde avant tout le monde et donc de gagner à tous les coups.
Le système peut s'effondrer, ils feront donc toujours de l'argent en pariant à la baisse ou à la hausse avant tout le monde, jusqu'à ce que le système s'effondre totalement, ce qui aura lieu bientôt.
Certains s'en sont rendus compte et se réfugient en achetant de l'or, pourtant, ce marché est lui aussi une vaste escroquerie car le monde de la finance est un milieu de requin qui n'hésite pas à parier contre ses propres clients, comme la banque HSBC gardienne des dépôts physiques du fonds d'investissement SPDR Gold Shares (GLD) et qui prend des options baissière sur l'or alors qu'elle revend des contrats investis sur ces fonds à ses clients. Ubuesque !
J'ai d'ailleurs réalisé une étude complète sur ce sujet intitulée « L'or, nouvelle arnaque planétaire ? » que vous pouvez lire dans le magazine Nexus de janvier-février 2010.

Le petit milieu de la grande finance fait donc ce qu'il veut, sans contrôles.


La reféodalisation du monde

Le marché des produits dérivés continue de croître mais, de plus, est presque totalement verrouillé par 5 banques (JP Morgan Chase, Goldman Sachs, Bank Of America, Citibank, Wells Fargo) pour un montant dépassant les 200 000 milliards de dollars (on parle en trillions), c'est à dire près de 4 fois le PIB mondial.
Vous pouvez trouver toutes les preuves (sources, graphiques) sur mon blog page 7, « Crise systémique : mythe et réalité ».
La soi-disant théorie du jeu de l'offre et de la demande est donc une escroquerie intellectuelle comme l'ensemble de notre système économique qui repose sur un seul pilier: la loi du plus fort.
J. K. Galbraith économiste Canadien et conseiller des présidents Roosevelt et Kennedy avait d'ailleurs déclaré dans une interview publiée dans le Nouvel Observateur le 04 novembre 2005 que « L'économie de marché est volontiers décrite comme un héritage ancien. En l'occurrence, c'est une escroquerie."
D'ailleurs, les 20 personnes les plus riches du monde ont une fortune personnelle estimée en 2009 à 415 milliards de dollars soit un peu moins que le PIB de la Suisse (500 milliards de dollars)! Source : Liste des milliardaires du monde en 2009.

Les 1% les plus riches représentaient 10% du PIB en 1979 et 23% aujourd'hui. 53 % en 2039 ?
Albert Einstein, en mai 1949, dans un article paru dans la Monthly Review expliquait à l'époque: « Le résultat de ces développements est une oligarchie de capital privé dont le pouvoir exorbitant ne peut effectivement pas être contrôlé même par une société dont le système politique est démocratique. »

J'ai d'ailleurs démontré que notre système économique était structurellement irrécupérable à la page 8 de mon blog (Un système économique structurellement irrécupérable I). La volonté de liberté, l'anarco-capitalisme, a poussé à l'extrême l'idéal de liberté et c'est un échec car, comme l'affirme Alexandre Minkowski " La liberté, ce n'est pas la liberté de faire n'importe quoi, c'est le refus de faire ce qui est nuisible."

Nous sommes ainsi face à une situation inédite car nous avons 2 systèmes économiques qui nous conduisent tous in fine vers la dictature.
Communisme et capitalisme sont en effet renvoyés dos à dos et il nous faut bâtir un nouveau modèle. Cependant, le problème est plus profond.

Toutes les organisations sociales dépendent d'une loi mathématique fondamentale, la loi de Pareto ou plutôt, la loi de puissance qui prouve que dans n'importe quel système organisé, un petit nombre s'empare toujours de la quasi totalité des richesses au détriment des autres.
La base de la domination est là et ceux qui contrôlent le monde connaissent parfaitement cette loi fondamentale dont ils usent et abusent.

Le net, au fil des jours, lève le voile sur le fonctionnement de cette domination dont la clé est notre système de captation des richesses par un petit groupe, un fonctionnement économique moralement et mathématiquement condamné.
En effet, ce système conduit à tout transformer en exponentielle car la loi de Pareto (loi de puissance) est elle-même une exponentielle.
La loi universelle de l'équilibre et de l'harmonie (étudiée par tous les courants spirituels et par la science) résulte de l'analogie des contraires, le principe dialogique d'Edgar Morin qui a beaucoup emprunté à Eliphas Lévi et à la kabbale.

Face à une exponentielle de capital accumulé dans les mains de quelques-uns, nous nous retrouvons donc (le principe d'équilibre) avec une exponentielle de dettes liée à une exponentielle de consommation et donc de destruction de la planète, de nous-mêmes.
Cette loi de puissance est directement issue de notre cerveau primitif car au final, l'enseignement des fractales que l'on retrouve dans le principe « hologrammatique » d'Edgar Morin, démontre que la partie est dans le tout, mais le tout est dans la partie et que tout est inter relié. Nos systèmes économiques ne sont donc que les reflets de ce que nous sommes.

Vouloir bâtir un système plus juste et redistributif s'oppose donc à l'animal qui est en nous, car au final, nous sommes en guerre contre nous-mêmes. La solution face à la destruction de notre civilisation ne peut donc passer que par un changement individuel radical, une prise de conscience planétaire.
La réponse ne sera pas qu'économique donc, mais avant tout philosophique, spirituelle.

"Nous devons devenir le changement que nous souhaitons voir dans le monde."
Mohandas Karamchand Gandhi

Gilles Bonafi







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#Posté le jeudi 14 janvier 2010 10:38

Modifié le dimanche 17 janvier 2010 03:58

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Didier, Posté le mardi 26 janvier 2010 09:14

Gilles, je suis navré d'être en désaccord avec la plupart de vos analyses, qui reprennent un peu tout ce qui se fait de pire dans la pensée néo-marxiste (LaRouche par exemple...)

"Nous étions quelques-uns à prédire un gigantesque krach économique pour l'année 2009 qui ne s'est pas produit car nous ne pouvions pas savoir que les « solutions » pour tenter de l'empêcher seraient à ce point surréalistes."

C'est quoi "surréaliste" ? Vous pensez qu'il y a une économie vraie, et une fausse économie. Et sur quels critères ? La valeur travail, c'est tout aussi faux que la valeur financière. Ca n'existe pas la valeur.

"On a donc injecté des milliers de milliards dans l'économie ce qui aura pour conséquence de ruiner encore plus les états et surtout conduira inévitablement à l'inflation et à la destruction du dollar et de la Livre Sterling entre autre.
L'inflation est encore faible car elle est contenue par la déflation liée à la faiblesse du marché, mais cela devrait changer en 2010."

Le marché est faible parce qu'il n'y a plus de crédit, et il n'y a plus de crédit parce que les banques ne prêtent plus. C'est pour cela que nous ressentons une crise : plus de sous dans le portemonnaie. Je ne vois pas où vous avez vu ces milliers de milliards, mais ils ne sont pas dans votre poche ni dans la mienne. Vous avez simplement lu ça quelque part et vous l'avez cru sur parole.

"Malgré cette injection massive de liquidités, nous avons eu en 2009, la plus grosse faillite de toute l'histoire avec celle de Général Motors et un chômage qui explose partout dans le monde!"

Une injection de liquidités par une banque centrale, c'est un prêt à court terme sur les comptes de réserves des banques commerciales. Ca ne se retrouve JAMAIS dans la sphère marchande. Je comprends pourquoi vous craignez l'hyperinflation.

"De plus, pour pouvoir injecter des sommes colossales dans l'économie, les USA ont commis l'irréparable : monétiser leur dette.
En effet, la Fed (la banque centrale US), le 18 mars 2009, le jour où le dollar est mort, a décidé de racheter des bons du trésor (monétisation de sa dette), et, le 29 avril 2009, a confirmé qu'elle se portait acquéreuse de 1700 milliards de dollars soit 12,5% du PIB de titres émis par le privé et d'obligations"

Cela est fait justement pour compenser l'énorme pénurie de moyens de paiement.
C'est le mécanisme inverse de l'investissement en Bourse qui permet de sortir l'argent de la sphère marchande et de le rendre inutilisable pour l'échange. Ca ne sert à rien d'ailleurs, puisque les détenteurs de ces bons s'empressent de réinvestir leur pécule ailleurs.
Notez que ça n'a aucun rapport avec la dette des Etats-Unis, qui reste inchangée.

"La loi universelle de l'équilibre et de l'harmonie (étudiée par tous les courants spirituels et par la science) résulte de l'analogie des contraires, le principe dialogique d'Edgar Morin qui a beaucoup emprunté à Eliphas Lévi et à la kabbale.
Face à une exponentielle de capital accumulé dans les mains de quelques-uns, nous nous retrouvons donc (le principe d'équilibre) avec une exponentielle de dettes liée à une exponentielle de consommation et donc de destruction de la planète, de nous-mêmes."

Ou plus simplement, les mécanismes de création monétaire font que le capital créé l'est toujours en contrepartie d'une dette équivalente. Pas la peine de parler de la kabbale.


Nonams, Posté le lundi 18 janvier 2010 04:37

Merci Gill d'avoir saisi le sens du poste, et excuse-moi des fautes d'un manque de relecture.

Citer Pierre JC Allard est bien évidemment de très bon augure, son œuvre est tout simplement magistrale.

Je remarque que bon nombre s'intéresse à une constitution pour l'économie. À ce sujet, le blog de Paul Jorion (http://www.pauljorion.com/blog/) et sa démarche wiki (http://ecce-home.wikispaces.com/) démontrent que l'organisation sociétale avance avec un changement de pragmatisme. Son action, ses analyses, les nombreuses contributions sont plus que pertinentes. Et il n'est pas le seul !

Gérer la complexité nous paraît démesuré. Un système pyramidal est intéressant pour certains objectifs, mais se montre désastreux dans d'autres circonstances. De même avec un système horizontal.

Nous avons élaboré notre échafaudage social sur des mythes, qui fonctionnaient grâce aux contrôles des savoirs par une minorité organisée, qu'elle soit religieuse à certaines époques comme financière de nos jours.

La démocratisation des savoirs est donc une étape majeure dans nos évolutions, et lorsque le plus grand nombre y accède il devient difficile pour un ordre établi de se maintenir sur de fausses bases.

Depuis très longtemps, le mythe de la finance est connu, mais il n'était partagé que par des initiés et ceux qui le dénoncent sont considérés comme des bonimenteurs. Le cercle des initiés finit inexorablement par s'agrandir, à la vitesse que l’information se vérifie. Le mythe tombe et un nouvel ordre se met en place. Avons-nous encore des Mythes, des croyances sur lesquelles repose le fonctionnement de nos sociétés ? OUI. La démocratie en est un simple exemple, aujourd'hui très éloigné de l'idée de la république de Platon initié par Socrate 400 ans Av JC !!!

La virtualisation de la finance remonte aux années 80, elle a déjà failli ! Et pour cause de bases erronées élaborées et imposées par un petit comité restreint qui préfère leurs intérêts particuliers à l'intérêt général. Quand les contradictions deviennent flagrantes, c'est trop tard. Mais comble du comble, suite à 2007, les dirigeants actuels viennent tout simplement d'imposer le renforcement de ce système en écoutant toujours le même son de cloche alors que les dissonances sont criantes même pour un sourd ! Nous sommes déjà dans le mur, l'accident à eu lieux, il ne reste qu'un peu de fumé qui sort du capot accompagné du klaxon avec le peu de batterie qui reste, et certains avancent l'idée de moraliser la finance, ce qui ne veut rien dire, et qu'ils sont les premiers qui ont permis ce dérapage !

Ce qui c'est passé en 2002 et 2007 n'a rien avoir avec 39 qui n'a rien avoir avec 87… la volonté de maintenir le mythe par contre, perdure. Changer de cadre, c'est changer non pas seulement les règles, mais changer de logique.

S’il est reconnu que la Guerre est trop importante pour la confier aux militaires, l'argent et la finance sont trop importants pour la confier aux financiers. Et le problème est autre que plus d'états ou moins d'états. Ce n'est plus l'humain qui doit être au centre, c'est la Vie. Mais que connaissons-nous de la vie? encore des mythes à construire ?

L'or comme valeur est un non-sens. La Vie sous toutes ces formes peut-être plus pertinente comme valeur commune afin de la préserver au-delà de la mort que nous devons faire vivre ! (devoir de mémoire).

Mais, d'autres valeurs peuvent apparaître et être aussi considérées ! Car notre souci aujourd'hui est bien l'argent, sa valeur, son échange. C'est une invention humaine, donc très limitée, mais qui détermine nos actions individuelles et collectives dans notre modèle occidental. Il y a bien d'autres modèles d'organisation sociale que nous refusons souvent d'admettre.

Pourquoi rémunérez le travail, pourquoi ne pas plutôt payer pour travailler ? Il y aurait plus de chômeurs ! Nous payons bien pour aller à l'école !

Vous voulez supprimer les paradis fiscaux ? Transformer tous les pays en paradis fiscaux et plus de problèmes !

Rassurez vous, si je soulève ces petites questions idiotes en apparence, c'est pour expliquer que si nous devons changé de cadre, de pragmatisme, il nous faut oublier les acquis et nous mettre dans la situation d'un créateur devant sa page blanche. Puis lorsque les idées apparaissent, les confronter avec d'autres idées. Aujourd'hui, nous avons des outils qui nous permettent d'échanger ces idées. Un brainstorming géant comme internet et une chance inespérés. Ensuite, les tester, puis enfin les mettre en pratiques à grande échelle.

Il ne s'agit nullement de refaire le monde, mais de garder ce qui garde l'équilibre et d'éliminer ou de transformer ce qui est bancal., non plus par un pouvoir imposé, mais comme des jeux collectifs et variés auquel vous participez selon vos états d'esprit, votre niveau, votre culture, vos qualités, vos défauts. Un jeu gagnant pour tous, puisque les résultats sont aux services de la collectivité.

Bien sure la nature humaine est-ce qu'elle est ne soyons pas trop naïf. Tout ne se réglera pas en un coup de baguette magique. La transition sera longue et douloureuse, mais elle a déjà commencé depuis plus de vingt ans ! et ça marche ! pourquoi veulent-ils filtrer les réseaux ? Comment fonctionne Google ? à ce sujet, voici une petite histoire pour adoucir l'atmosphère :

Petit conte du soir pour Politiques désabusés :

Le Candy ratons Hodapi, (pour ceux qui ont raté un, deux, trois, dadvsi.)

Dans le pays de Candy, les Bisounours se portaient à merveille, tant la vie était réglée comme sur du papier à musique.

Un jour pourtant, un mal mystérieux vient troubler tout ce petit monde. Ce mal n'existait pas, il était virtuel.

Alors, les bisounours ont pris conscience qu'ils avaient une conscience.

Au début c'était magique. Même les faux problèmes avaient de vraies solutions.

Mais très vite, les vrais problèmes ont aussi trouvé de mauvaises solutions. Et ce fut le début d'un cataclysme infernal.

Un simple petit mulot inoffensif transformait les Bisounours en de méchants pirates-terroristes-pédophiles.

Et à la vitesse d'une étrange lumière, les bisounours se disputaient une place dans ce Nouveau Monde virtuel. Tous voulaient exister dans l'inexistence.

Mais l'interactivité du virtuel ne permettez plus de distinguer le gros du petit, le jaune du soleil, l'œuf de la poule, et tout le monde avait le même profil.

Quels bazars mes amis, dit Candy. Mais comment faire, si un petit poisson aime un petit oiseau d'un amour tendre?

Il faut les laisser s'aimer répondent les uns!

Non, il faut les empêcher de s'aimer répondent les autres!

Chacun y allez de leurs arguments et se crêper le chinions, tout en mettant une belle pagaille.

Arrêter, mes amis, j'ai trouver la solution c'est Hodapi. Alors, écoutez bien et vous allez voir ce que vous allez voir.

Mais après un certain temps, les Bisounours ne voyaient toujours rien venir. Ils finirent par recommencer à se disputer et se chamailler à qui mieux mieux.

Et Candy se retrouvant bien seul se mit à pleurer.

La morale de cette histoire c'est que Hodapi n'a pas de morale… C'est l'inconscience de la conscience révélée par le miroir virtuel

À suivre très prochainement, la Loopsi de Loupiote.

Bonne nuit les petits, dormez bien et faites de beaux rêves…


Lenfoiré, Posté le lundi 18 janvier 2010 01:03

Bonjour Gilles,
J'avais lu l'article sur AV. Vous avez mis le doigt là où les problèmes sqe passent: la fragilité de l'esprit humain. Je ne fais que le dire sur mon blog perso. On aime accuser les autres de nos lacunes. Votre article est dans la norme de ce que j'écris.
Nous sommes dans un grand Zombie land. Certains sous perfusions d'autres qui "perfusionnent" avec un intérêt à la clé. Mon article "L'avant d'après" n'a presque pas été compris. L'omerta c'est cela. On a entrainer le "bas" peuple a utilisé des gadgets avec un simili mode d'emploi sans donner les effets secondaires. Paul Jorion j'y suis de plus en plus souvent.
La reféodalisation du monde?
Absolument c'est une revanche sur ce que la haute finance a dû accepter pendant 50 ans. Plus de salaires, plus de privilèges, plus de libertés... J'ai eu la chance de connaitre cette époque pendant laquelle, on considérait que demain serait meilleur qu'aujourd'hui.
Cet esprit a viré dans la morosité. Les délégués ne font plus confiance. On ne se fait plus confiance. La civilisation occidentale se meurt.
Le capitalisme a changé de main.
"Nous devons devenir le changement que nous souhaitons voir dans le monde."
Mohandas Karamchand Gandhi
Absolument. Tout est dit.


mehdi, Posté le dimanche 17 janvier 2010 06:07

Bonjour,

Bravo pour votre blog il est très intéressant .Continuez dans cette voie.
Je vous vous poser une question:A votre avis que doit on faire des économies que l'on a en banque.
Car si j'ai bien compris les choses les banques vont faire faillites et notre argent ne sera plus accessible.L'or devient de plus en plus chère et ne serait pas forcement un bon placement

Cordialement,


Alcidejet, Posté le dimanche 17 janvier 2010 04:09

(Ancien commentaire ayant été ortho-corrigé 2 fois :-s)

C'est ton idée "8119", et elle t'appartient.

Gilles à la sienne et je pourrais exposer la mienne...

Le fameux "monde de demain", "nouveau paradigme", ou tout simplement la "suite de maintenant" se construira, quoi qu'il arrive. Une chose évidente est que, si individuellement nous agissons en adéquation avec notre ressenti, cad ce qui nous parait "juste" hors de l'influence de l'Autre, alors il y a des chances qu'un système plus sain émerge. Je me garde d'en imaginer la substance et me contente d'en avoir la confiance, la foi. (non religieuse, évidemment)


Nonames, Posté le dimanche 17 janvier 2010 03:12

Merci à vous tous de nourrir ces débats.

La crise 2007, est révélatrice d'un bon nombre de dysfonctionnements de nos civilisations, basé sur la nature humaine, de son comportement, de son environnement, de l'échafaudage de nos sociétés,… . Cette crise n'est hélas pas le problème, et pour les optimistes, c'est une occasion unique et rare de remettre les pendules à l'heure. Cependant, nous sommes confrontés à de nombreux obstacles, en établir une liste n'est pas d'actualité.

Nous n'avons hélas pas le choix, il nous faut sortir du cadre. Nous avons une expérience de plus de 4000 Ans ! Des moyens comme jamais nous en avons eu. Un savoir, des connaissances, des réflexions, une diversité, un potentiel d'une richesse inouïe, voire insoupçonnée… Et nous sommes là, bêtement devant un tel gâchis, après tant de luttes, de combats, d'aventures, de découvertes !

Aujourd'hui, nous savons qu'il n'y aura pas de passage en douceur. Nous savons que nos moyens de destruction sont suffisants pour supprimer à jamais ce long, douloureux, mais magnifique voyage que représente notre évolution, que représente la vie. Nous savons que nos dettes ne seront jamais remboursées. Nous savons que la virtualisation de la finance n'est qu'un non-sens qui ne crée que de l'injustice, donc de la révolte.

Ce ne sont pas des prières qu'il nous faut. C'est retrousser les manches. Fini les sérénades des religions, place à la spiritualité. Fini les petits pouvoirs entre amis, les mafieux en tout genre, ils sont enfin ruinés. Laissons faillir les fautifs. Sans état d'âme. Sans cris. Sans pleurs. Sans reproches.

Additionnons, nos savoirs, nos cultures à la méthode Linux, Open Source. Le seul modèle auto régulée sans aucune contrainte, qui prouve sont efficacité jour après jour et qui prend le pouvoir sans les armes. N'écoutez plus que votre conscience en mesurant le poids de vos actions et de leurs répercussions.

Nous n'avons plus le choix. Nous sommes devant le fait accompli. Nous sortons du cadre, mais l'Aventure continue… Faisons en sorte de ne jamais recommencer les mêmes erreurs, d'éviter les confrontations inutiles, c'est un Vœu.

Nous, les peuples, nous sommes le Pouvoir. La société, c'est nous. Les bâtisseurs c'est encore nous. Les responsables c'est toujours nous. Soyons-en fiers et ne bradons pas notre dignité. Refusons le suicide collectif.

Merci de votre attention.


Alcidejet, Posté le samedi 16 janvier 2010 05:30

Est ce que vouloir une "constitution" ne relève pas de la volonté de créer un demain avec des méthodes déjà usitées qui n'ont finalement pas conduit vers une libération de l'individu ?

Je pense par exemple à un "professionnel de la santé" alternative, donc non reconnu par nos lois ; s'il vit dans la confiance, et qu'il pratique son œuvre de façon juste, alors il ne risque pas ou peu d'embrouille, alors qu'un autre, ayant bien conscience du caractère "illégal" de sa pratique, créera indirectement un climat plus propice à se retrouver "menacé" par le système.

C'est un argument construit sur la force de la confiance... (cela se rapprochant plus de ma vérité qu'une nième constitution ou autre loi de restriction obligatoire de la liberté...une cohésion globale de bon sens individuel, ou Keynes vu spirituellement :-p)


gillesbonafi, Posté le samedi 16 janvier 2010 04:48

Merci à tous pour vos commentaires!
"modeledesaions" a raison et résume : "Dans la liste des solutions je suppose qu'une "constitution pour l'économie" devrait intégrer un ordre de priorité des différentes actions à mener. "

Bâtir un nouveau modèle doit être une priorité, un nouveau modèle qui nous appartienne car j'ai bien peur que celui qui est déjà prévu ne permette la mise en place d'un verrouillage total de l'économie au profit de quelques-uns.

Lorsque je parle de changement individuel radical, il s'agit tout simplement de se rendre compte de ce que nous sommes, de refuser de devenir de simples consommateurs et de nous élever spirituellement (ce qui n'a rien à voir avec la religion).
La peur de mourir est notre frein principal que nous devons faire disparaître. Lorsque nous serons un grand nombre à dire stop, le système s'écroulera de lui-même.
Gandhi et Luther King ont réussi leurs révolutions basées sur ce principe fondamental.


Jean-Philippe, Posté le samedi 16 janvier 2010 04:06

Bonjour,

Oui, le problème est très vraisemblablement en nous.
Il proviendrait de ce que l'Homme est le résultat d'une longue évolution, au cours de laquelle il a acquis un répertoire comportemental adapté à l'environnement d'alors, qui n'est plus celui d'aujourd'hui.
Et ce répertoire est codé dans nos gènes, et oriente lourdement, à notre insu, notre comportement.
Ce qui est rageant, c'est que c'est établi depuis une trentaine d'années, que c'est intégré au consensus scientifique (voir : "sélection de parentèle" sur wikipédia, par exemple), mais que ce n'est nullement pris en compte au niveau du fonctionnement social.
On apprend pas les sciences humaines à l'école.
Arrivera donc ce qui doit arriver, préparez-vous !

Merci de cette synthèse analytique.


modeledesaions, Posté le samedi 16 janvier 2010 03:46

Bravo Gilles, encore un très bel article. :o)
Dans la liste des solutions je suppose qu'une "constitution pour l'économie" devrait intégrer un ordre de priorité des différentes actions à mener.
En effet ce qui me semble manquer au système économique actuel ce sont surtout des contre-pouvoirs efficaces et durables face aux oligarchies anarcho-financières.
Par exemple on pourrait imaginer une règle de gestion qui tiendrait compte du taux d'emploi (je prend la précaution de mesurer le nombre de travailleurs sur la population totale ce qui serait une règle indestructible) pour limiter ou même diminuer les niveaux de rémunération (salaires, taux et actions). L'objectif en est donc d'assurer une juste répartition des richesses totales. Il en va de même des bas salaires qui ne pourraient baisser au-dessous d'une limite vitale, quelque soit le type d'emploi (!! mi-temps, plein temps, cdd, cdi etc.., voir par exemple le type de rémunération demandé sur le blog de Paul Jorion).
Ainsi ce qu'il manque, à mon avis, ce sont des règles de feed-back qui sont d'ailleurs partout nécessaires... et prouvent leur efficacité.
Mais l'impossibilité de mesurer les taux, de diagnostiquer les règles de gestion est causée par l'opacité financières des paradis fiscaux. Ceux-ci rendent toutes ces suggestions pour le moment inutiles, d'où la priorité d'établir des priorités.


André Meloche, Posté le vendredi 15 janvier 2010 16:33

Cher Monsieur Bonafi,
C'est avec un vif plaisir que je vous lis depuis un certain temps. Vos analyses économiques font échos à mes pressentiments issus de mes lectures philosophiques et de ma formation. Il est évident que je ne souhaite nullement l'effondrement de l'humanité (même si cela risque de se produire), mais je déplore l'incroyable merde que l'on retrouve sur internet, merde dont les gens se « nourrissent ». Cela dit, il est difficile pour la masse (et je n'utilise pas ce mot de manière péjorative) des gens de discerner le bon grain de l'ivraie.
Je vous invite à continuer à nous (à me) ravir, non pas en prédisant la fin du monde, mais en nous éclairant à l'aide de fines analyses qui s'appuient certes sur une réalité empirique mais aussi, et quand cela le commande, sur une « réflexion » spirituelle. J'ai bien aimé la dernière partie de votre article : « Nos systèmes économiques ne sont donc que les reflets de ce que nous sommes. Vouloir bâtir un système plus juste et redistributif s'oppose donc à l'animal qui est en nous, car au final, nous sommes en guerre contre nous-mêmes. La solution face à la destruction de notre civilisation ne peut donc passer que par un changement individuel radical, une prise de conscience planétaire. La réponse ne sera pas qu'économique donc, mais avant tout philosophique, spirituelle ». Très belle conclusion que j'utiliserai (avec votre permission) lorsque je parlerai, à mes amis et à mes lecteurs, de lucidité.
Cordialement.

André Meloche
Québec, Canada

http://andremeloche.canalblog.com/


gillesbonafi, Posté le vendredi 15 janvier 2010 05:57

"Le changement doit passer par les gens. cela me paraît faux, car le changement en cours passe par les gens... de pouvoir."
C'est en partie vrai 8119 et il nous faut bâtir une constitution pour l'économie, un nouveau modèle.
Pour cela, il faut cesser d'avoir peur et donc se révolter d'abord contre nous-mêmes, ensuite contre ceux qui possèdent le pouvoir car nous les laissons faire. Lorsque nous serons des millions à dire stop, ce sera fini pour eux.
L'information est la clé, le sésame vers la liberté.
N'oubliez jamais que spiritualité et religion sont 2 choses totalement différentes.


8119, Posté le vendredi 15 janvier 2010 00:46

alors j'ai plein de choses à dire sur les lois des systèmes, mais surtout sur l'affirmation selon laquelle le changement doit passer par les gens. cela me paraît faux, car le changement en cours passe par les gens... de pouvoir. la question est celle de leur éthique ou de leur conscience de leurs actes, et leur non-condamnation, est celle de l'acceptation du manque d'éthique des puissants, puisque dans l'esprit moyen ces deux faits semblent irrémédiablement liés.
mais le changement, doit passer par la réflexion, et il suffit de peu de gens pour la faire entendre.
la réflexion est celle d'une culture, qui est celle de la loi des systèmes.
dans cette loi, la question est celle du but du système.
le objectifs que l'humanité doit se fixer, son multi-modaux. les objectifs de grande échelle, sont effectivement une répartition équitable des richesses. les objectifs locaux simultanés sont la production de richesse. la répartition, ne peut en effet pas être obtenue par la magie non tangible de "l'offre et la demande". en fait, parmi les méthodes pour tendre vers les buts, je pense qu'il faut simplement repenser le statut d'entreprise, de sorte que toute nouvelle création d'activité appartienne à une coopérative plus vaste, responsable de sa compta et de ses moyens, et fonctionnant sans but lucratif (le but étant social).
de cette manière, il conviendra de créer une monnaie d'évaluation sans valeur propre, indépendante du système actuel, de telle sorte que celui-ci se trouve isolé et sans effet.


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